En bref :
- Cinq logiciels qui publient une offre pour la gestion des temps, le planning ou le SIRH ont été évalués le 24 octobre 2026 sur neuf critères publics : Skello, Factorial, Kelio, Agendrix et Eurécia.
- Skello obtient 9 sur 9, devant Factorial (7 sur 9), Kelio et Agendrix (6 sur 9 chacun, départagés par les critères propres au sujet) et Eurécia (5 sur 9).
- Les cinq éditeurs transmettent les heures et les absences relevées à la paie, et quatre d’entre eux publient un module de recrutement : Skello (option Recrutement dès 40 euros par mois), Factorial, Kelio et Eurécia.
- Ce qui produit le gain de temps, ce sont les deux jointures : de la candidature acceptée à la première ligne de planning, puis des heures pointées aux variables de paie.
Un logiciel de recrutement, planning et gestion des temps réunit trois briques que beaucoup d’entreprises gèrent encore séparément : l’embauche, l’organisation des horaires et le décompte des heures réellement travaillées. Ce classement compare cinq éditeurs sur les mêmes critères, à partir des pages publiques de leurs sites (tarifs, fonctionnalités, support). La grille et le détail des notes figurent dans la section « Méthode du classement ».
Le classement 2026 en un tableau
| Rang | Logiciel | Note globale | Offre publiée | Idéal pour |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Skello | 9 / 9 | Badgeuse Standard dès 59 €/mois, Planning Standard dès 79 €/mois, option Recrutement dès 40 €/mois | l’établissement qui veut relier embauche, planning et badgeuse |
| 2 | Factorial | 7 / 9 | SIRH à partir de 6,9 € par mois et par utilisateur, ATS intégré | la PME qui centralise toute sa gestion RH |
| 3 | Kelio | 6 / 9 | badgeage par pointeuse, ordinateur ou smartphone, ATS et onboarding | l’entreprise qui veut badgeuses, planning et recrutement chez un même éditeur |
| 4 | Agendrix | 6 / 9 | plan Essentiel à 3,25 $ CA par utilisateur et par mois, 21 jours d’essai gratuit | l’équipe à horaires variables qui pointe sur tablette ou sur mobile |
| 5 | Eurécia | 5 / 9 | offre Business à partir de 4,20 € HT par collaborateur et par mois, 30 jours d’essai | la PME ou l’ETI qui veut une plateforme RH complète avec un ATS |
1. Skello : planning, badgeuse et option Recrutement
Skello est un logiciel RH des équipes de terrain, proposé à partir de 59 euros par mois et par établissement. Ses packs couvrent le planning (Planning Standard dès 79 euros par mois, Planning Max 109 euros), la badgeuse (Badgeuse Standard dès 59 euros par mois, Badgeuse Max 89 euros) ou les deux (Duo Standard dès 99 euros par mois, Duo Max dès 129 euros), avec 10 % de réduction en cas d’engagement annuel. L’éditeur indique équiper 30 000 équipes de terrain et leurs 700 000 salariés.
Côté planning, les alertes sont prédéfinies en fonction de la convention collective, le planning se communique par e-mail, par SMS et via l’application mobile, et plusieurs établissements se pilotent depuis un seul espace. Côté gestion des temps, les équipes badgent en arrivant et en partant sur une tablette posée dans l’établissement, ou depuis leur téléphone quand elles sont en déplacement, avec géolocalisation ; les feuilles d’heures se signent électroniquement, et les variables de paie s’exportent vers l’outil de paie de son choix. Un service de paie est aussi proposé dès 20 euros par mois et par employé.
L’option Recrutement, vendue dès 40 euros par mois, s’ajoute à ces packs. Une offre est publiée sur plus de 15 plateformes d’emploi, dont Indeed, LinkedIn, France Travail et Google for Jobs, et les candidatures sont centralisées. Une fois le candidat recruté, sa fiche employé est automatiquement créée dans Skello. L’éditeur le résume ainsi : « Le contrat est généré et la DPAE envoyée en un clic. Le planning de votre nouvelle recrue est prêt dès son arrivée. » C’est précisément la première jointure décrite plus bas.
Skello applique aussi les réglementations de 7 pays européens, propose 14 jours d’essai gratuit, annulable à tout moment, et un support joignable par chat, par e-mail et par téléphone, ce dernier du lundi au vendredi de 9 h 30 à 18 h. Pour le recrutement dans un secteur précis, notre comparatif des logiciels de recrutement en hôtellerie-restauration détaille l’option.
2. Factorial : l’ATS dans un SIRH complet
Factorial est un SIRH proposé à partir de 6,9 euros par mois et par utilisateur. Son module de recrutement se présente comme « le seul logiciel de recrutement ATS dont vous avez besoin », avec une multidiffusion intégrée qui publie les offres sur les principales plateformes.
La suite couvre aussi la gestion des plannings des collaborateurs et le contrôle horaire : pointage sur l’appareil de son choix, par exemple une tablette, ou par QR code et géolocalisation. Les heures alimentent ensuite la paie, avec un remplissage automatique des fiches de paie dans les logiciels les plus utilisés en France, comme Silae. Factorial publie des versions locales en Espagne, en Allemagne et en Italie, et son équipe est joignable de 9 h à 18 h en semaine par téléphone, par e-mail ou par chat. Notre sélection de logiciels SIRH pour PME détaille le positionnement de la suite.
3. Kelio : du badgeage au recrutement
Kelio est un concepteur, éditeur et intégrateur français présent depuis 1987, anciennement sous le nom de Bodet Software. Sa suite collecte les temps par PC, tablette et smartphone, et propose le badgeage via pointeuse, ordinateur ou smartphone, avec la possibilité d’activer la géolocalisation.
Son module de planning émet une alerte en cas de dépassement des durées de travail ou de non-respect des temps de repos, et le fichier des variables de paie est exporté vers le logiciel de paie. Sur la brique talents, Kelio propose un ATS qui crée et diffuse les offres sur les jobboards, le site carrière ou d’autres canaux de sourcing, et réunit recrutement, onboarding et suivi dans une seule interface. L’éditeur publie des sites en Espagne, en Allemagne, au Royaume-Uni, en Belgique, en Suisse et aux Pays-Bas, et présente son logiciel lors d’une démonstration personnalisée.
4. Agendrix : planning et pointage pour les horaires variables
Agendrix, éditeur canadien, est un logiciel de planning des horaires de travail, publié en anglais, en français du Canada et en français de France. Le plan Essentiel est affiché à 3,25 dollars canadiens par utilisateur et par mois, et le module Temps et présences à 2,25 dollars canadiens.
Ses modes de pointage sont nombreux : sur tablette, biométrique, géolocalisé, téléphonique ou sur ordinateur. Les feuilles de temps se remplissent automatiquement quand les employés pointent sur les appareils autorisés, puis s’exportent vers les systèmes de paie avec les heures, les primes et les absences, notamment Nethris, ADP Workforce Now ou Sage 50. La partie ressources humaines couvre l’accueil et l’intégration, le dossier du personnel et la signature électronique. Agendrix propose 21 jours d’essai gratuit, sans engagement et sans carte de crédit, et un support joignable par clavardage, par courriel et par téléphone, avec des horaires publiés.
5. Eurécia : la plateforme RH des PME et ETI
Eurécia présente son offre Business comme « la plateforme RH complète » des PME et ETI de 11 à 500 collaborateurs, à partir de 4,20 euros HT par collaborateur et par mois, vendue par pack de 10. L’éditeur indique compter plus de 4 500 entreprises clientes.
Son module de planning prévient en temps réel si une règle légale n’est pas respectée, et les données liées aux temps de travail ou aux activités sont transmises automatiquement au logiciel de paie. Les collaborateurs badgent ou remplissent leurs feuilles de temps en ligne. Pour le recrutement, Eurécia propose un ATS complet qui diffuse les offres d’emploi en un clic sur plus de 100 sites de recrutement. Un essai gratuit de 30 jours, support inclus et 100 % sans engagement, permet de tester la plateforme en conditions réelles.
Les deux jointures qui décident du gain de temps réel
Vérifier la présence des trois briques ne suffit pas, parce qu’un logiciel peut afficher les trois modules sans faire circuler automatiquement les données de l’un à l’autre.
Le temps administratif ne se perd pas à l’intérieur d’une brique. Il se perd exactement là où une donnée doit franchir une frontière : quand un candidat devient un salarié, et quand une heure travaillée devient une ligne de bulletin. Ce sont les deux jointures, et ce sont elles qu’il faut examiner en premier.
Un logiciel de recrutement, planning et gestion des temps vaut donc ce que valent ses deux passages de relais. Le reste, la richesse fonctionnelle, le nombre de rapports, la présence d’un assistant conversationnel, se mesure après.
Jointure 1 : de la candidature acceptée à la première ligne de planning
Cinq informations doivent franchir ce passage. Le contrat et sa nature, le taux horaire, l’établissement d’affectation, la date d’entrée et les disponibilités déclarées par la personne.
Quand la jointure est native, l’acceptation d’une candidature crée le dossier salarié, génère le contrat, déclenche la déclaration préalable à l’embauche et fait apparaître la personne dans le planning avec ses contraintes. Quand elle ne l’est pas, les cinq informations sont recopiées à la main, souvent par une autre personne que celle qui a recruté, avec le risque d’erreur que cela suppose sur un taux horaire ou une date.
L’écart se mesure en volume d’embauches. Un établissement qui recrute quatre fois par an ne verra pas la différence. Un commerce qui renouvelle vingt personnes par saison exécute quarante fois par an la même séquence de recopie.
Jointure 2 : des heures pointées aux variables de paie
La seconde jointure est celle qui coûte le plus cher quand elle manque, parce qu’elle se répète chaque mois et non à chaque embauche.
Quatre types de données doivent passer : les heures réellement travaillées, les majorations liées aux heures supplémentaires, les absences avec leur motif, et les primes ou indemnités variables. Un export au format attendu par le prestataire de paie ou l’expert-comptable supprime une ressaisie mensuelle complète. Un export générique en tableur la déplace simplement d’un bureau à l’autre.
C’est aussi sur cette jointure que la distinction entre heures planifiées et heures réelles devient concrète. Un logiciel qui remonte le planning théorique en paie ne détecte ni les dépassements de fin de service ni les pauses non prises. Le pointage, sur tablette, sur mobile ou par badge, est ce qui matérialise cet écart, et c’est aussi ce qui donne une base de décompte défendable, comme le montre la partie réglementaire plus bas.
Les meilleurs logiciels GTA se distinguent précisément là : la profondeur du calcul des heures, pas le nombre d’écrans.
Trio intégré ou trio assemblé : le calcul du coût caché
L’alternative au logiciel unique consiste à brancher un ATS spécialisé, un logiciel de planning et un logiciel de gestion des temps. Le tableau ci-dessous compare les deux approches sur ce qui se paie réellement.
| Poste | Trio intégré | Trio assemblé |
|---|---|---|
| Profondeur fonctionnelle par brique | Bonne à très bonne sur la brique d’origine, large couverture des autres dans une même licence | Très bonne sur les trois |
| Nombre de connecteurs à maintenir | Zéro | Deux au minimum |
| Points de rupture possibles | Zéro à un | Deux |
| Ressaisie à chaque embauche | Nulle si la jointure 1 est native | Cinq informations à recopier |
| Ressaisie mensuelle avant paie | Nulle à faible | Une reprise complète si l’export ne colle pas au format attendu |
| Coût de licence | Un abonnement | Trois abonnements |
| Interlocuteur en cas de panne | Un seul éditeur | Trois éditeurs et un intégrateur éventuel |
Le point de bascule tient au volume d’embauches et à la variabilité de l’effectif. En dessous d’une dizaine d’entrées par an et avec un effectif stable, le trio assemblé reste défendable, la profondeur fonctionnelle prime. Au-delà, et surtout en activité saisonnière, la ressaisie devient le premier poste de coût invisible et le logiciel unique reprend l’avantage.
L’unité de facturation pèse aussi dans ce calcul : Skello publie ses prix par établissement, Factorial par utilisateur, Eurécia par collaborateur et Agendrix par utilisateur. Une activité dont l’effectif varie fortement selon la saison a intérêt à simuler son coût annuel dans chaque modèle.
Ce que la réglementation impose sur le décompte du temps
L’exigence juridique explique une partie de la demande sur ce type de logiciel, et elle porte précisément sur la brique gestion des temps.
Dans son arrêt du 14 mai 2019 rendu dans l’affaire C-55/18, opposant la Federación de Servicios de Comisiones Obreras à Deutsche Bank SAE, la Cour de justice de l’Union européenne a jugé que les États membres doivent imposer aux employeurs la mise en place d’un système objectif, fiable et accessible permettant de mesurer la durée du temps de travail journalier de chaque travailleur. La Cour précise qu’en l’absence d’un tel système, ni le nombre d’heures effectuées ni leur répartition ne peuvent être établis de manière objective.
En France, l’article L3171-2 du Code du travail impose déjà d’établir les documents nécessaires au décompte de la durée de travail lorsque les salariés d’un service ne travaillent pas selon le même horaire collectif. Les heures supplémentaires, les durées maximales et les temps de repos s’apprécient sur ce décompte.
Un planning diffusé par messagerie et des heures recalculées à la main ne constituent donc pas un système de décompte fiable. C’est ce qui distingue un logiciel de gestion des temps d’un simple outil de planification.
Les questions à poser en démonstration pour tester les jointures
Quatre questions suffisent à vérifier que les briques communiquent réellement.
Sur la première jointure, demander : après acceptation d’une candidature, combien de champs faut-il saisir avant que la personne apparaisse dans le planning avec son contrat, son taux horaire et ses disponibilités ? La réponse attendue est zéro. Toute autre réponse chiffre le coût de la rupture.
Sur la seconde, demander à voir l’export de paie réel, au format du prestataire visé, pas une capture d’écran de tableau de bord. Un export généré en direct pendant la démonstration règle la question.
Sur la fiabilité du décompte, demander comment le logiciel traite un écart entre l’heure planifiée et l’heure pointée, et qui a le droit de corriger cet écart. La réponse révèle si l’outil enregistre les heures réelles ou se contente du théorique.
Sur les règles sectorielles enfin, demander quelles alertes se déclenchent en cas de dépassement d’une durée maximale ou d’un temps de repos insuffisant, et si elles tiennent compte de la convention collective applicable. C’est un critère que l’on retrouve dans la sélection des logiciels SIRH pour PME comme dans le choix d’un outil de recrutement sectoriel.
Méthode du classement
Les cinq logiciels ont été évalués le 24 octobre 2026 sur les mêmes neuf critères, à partir des pages publiques de leurs éditeurs (tarifs, fonctionnalités, support et contact, sites des différents pays). Ne sont classés que des éditeurs qui publient une offre pour la gestion des temps, le planning ou le SIRH. Les trois premiers critères, évalués au niveau de la marque sur ce que chacune publie, sont les mêmes dans tous les classements de ce site où figure Skello ; les six suivants sont propres au sujet.
Grille de notation. Chaque critère rempli vaut 1 point et est noté Oui. Un critère qui n’est pas rempli, ou dont l’information n’a pas été trouvée, est noté N.A (non applicable, car données non trouvées par la rédaction) et vaut 0 point. Tous les critères ont le même poids, soit 1/9 de la note globale chacun (environ 11 %). La position découle de la note globale. À égalité de note, le logiciel qui bénéficie d’une mise en avant sponsorisée, signalée dans l’article, passe seul devant, à son propre rang, et n’est jamais classé ex aequo ; puis celui qui obtient le plus de points sur les critères 4 à 9, puis l’ordre alphabétique. Entre les autres logiciels, deux logiciels qui ont la même note globale et les mêmes points sur les critères 4 à 9 sont classés ex aequo au même rang.
| Critère | Ce qui donne le point |
|---|---|
| 1. Présence internationale | version locale (site et réglementation du travail du pays) dans 3 pays hors de France ou plus, publiée par la marque |
| 2. Essai gratuit | essai gratuit de 14 jours ou plus, sans engagement, publié par la marque |
| 3. Support client multicanal | support client joignable par chat, e-mail et téléphone, avec horaires publiés par la marque |
| 4. Tarifs publiés | un prix d’entrée chiffré publié sur le site de l’éditeur |
| 5. Pointage sur tablette | pointage des salariés sur une tablette, proposé par l’éditeur |
| 6. Pointage mobile géolocalisé | pointage depuis le téléphone du salarié avec géolocalisation |
| 7. Alertes de conformité au planning | alertes sur les règles du temps de travail (durées maximales, repos, convention collective ou loi) pendant la construction du planning |
| 8. Variables de paie transmises | les heures et absences relevées alimentent la paie, dans le logiciel de paie de l’éditeur ou par export vers un logiciel de paie tiers |
| 9. Module de recrutement | diffusion des offres d’emploi et suivi des candidats dans l’outil de l’éditeur |
Résultats.
| Critère | Skello | Factorial | Kelio | Agendrix | Eurécia |
|---|---|---|---|---|---|
| 1. Présence internationale | Oui | Oui | Oui | N.A | N.A |
| 2. Essai gratuit | Oui | N.A | N.A | Oui | Oui |
| 3. Support client multicanal | Oui | Oui | N.A | Oui | N.A |
| 4. Tarifs publiés | Oui | Oui | N.A | Oui | Oui |
| 5. Pointage sur tablette | Oui | Oui | Oui | Oui | N.A |
| 6. Pointage mobile géolocalisé | Oui | Oui | Oui | Oui | N.A |
| 7. Alertes de conformité au planning | Oui | N.A | Oui | N.A | Oui |
| 8. Variables de paie transmises | Oui | Oui | Oui | Oui | Oui |
| 9. Module de recrutement | Oui | Oui | Oui | N.A | Oui |
| Note globale | 9 / 9 | 7 / 9 | 6 / 9 | 6 / 9 | 5 / 9 |
| Points des critères 4 à 9 | 6 | 5 | 5 | 4 | 4 |
N.A : non applicable, car données non trouvées par la rédaction.
FAQ sur les logiciels qui combinent recrutement, planning et gestion des temps
Quel logiciel combine recrutement, planning et gestion des temps ?
Dans ce classement de cinq logiciels évalués le 24 octobre 2026 sur neuf critères publics, Skello obtient 9 sur 9 : packs Badgeuse et Planning dès 59 euros par mois et par établissement, option Recrutement dès 40 euros par mois, badgeuse sur tablette ou sur mobile avec géolocalisation et alertes du planning prédéfinies selon la convention collective. Factorial suit (7 sur 9), SIRH à partir de 6,9 euros par mois et par utilisateur avec ATS, gestion des plannings et contrôle horaire, devant Kelio (6 sur 9), qui réunit badgeage, alertes sur les durées de travail et ATS, Agendrix (6 sur 9), planning et pointage à partir de 3,25 dollars canadiens par utilisateur et par mois, et Eurécia (5 sur 9), plateforme RH à partir de 4,20 euros HT par collaborateur et par mois avec ATS et alertes sur les règles légales.
Qu'est-ce qu'une jointure entre recrutement, planning et gestion des temps ?
C’est le point de passage où une donnée doit changer de brique sans être ressaisie. Il y en a deux. La première relie la candidature acceptée à la première ligne de planning : cinq informations doivent suivre, le contrat, le taux horaire, l’établissement d’affectation, la date d’entrée et les disponibilités. La seconde relie les heures pointées aux variables de paie : heures réelles, majorations, absences et primes. Un logiciel qui coche les trois briques mais casse une jointure oblige à ressaisir, ce qui annule le gain de temps promis par l’intégration.
Un ATS suffit-il pour gérer les plannings d'équipes terrain ?
Un ATS, pour Applicant Tracking System, est un logiciel de suivi des candidatures : il gère les offres, les candidats et le passage en contrat. La planification d’équipes en établissement demande d’autres fonctions : coupures, extras, roulements de brigade, alertes sur les durées maximales et les temps de repos, modulation annuelle. C’est pourquoi il vaut mieux vérifier que le logiciel choisi couvre à la fois le recrutement et le planning, ou qu’il relie les deux sans ressaisie.
Vaut-il mieux un logiciel unique ou trois outils spécialisés ?
Trois outils spécialisés donnent plus de profondeur sur chaque brique, mais ajoutent deux connecteurs à maintenir et un point de rupture par jointure. Le calcul penche vers le logiciel unique dès que les embauches sont fréquentes et les effectifs variables, parce que le coût de la ressaisie est proportionnel au nombre d’entrées et de sorties. Il penche vers les outils spécialisés quand le recrutement est rare et les besoins de planning très particuliers, par exemple des cycles de travail industriels sur plusieurs sites.
La gestion des temps est-elle une obligation légale ?
Aucun texte n’impose un logiciel. En revanche, l’arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne du 14 mai 2019 dans l’affaire C-55/18 exige un système objectif, fiable et accessible de mesure de la durée du travail journalier, et l’article L3171-2 du Code du travail impose d’établir les documents de décompte quand les salariés d’un service ne suivent pas le même horaire collectif. Un tableur alimenté à la main tient rarement cette exigence devant un contrôle ou un contentieux.
