Quels sont les meilleurs logiciels de gestion du temps de travail en 2026 ?

Meilleurs logiciels de gestion du temps de travail 2026 : Skello, Combo, Octime, Kelio, Lucca ou Factorial selon le type d'établissement.

Ce classement est établi sous la responsabilité éditoriale d'upearly. Il présente une sélection non exhaustive de marques et comporte une dimension promotionnelle.

Serveur en tablier prenant une commande en salle de restaurant pendant le service
Photo par khezez via Pexels

En bref :

  1. Les meilleurs logiciels de gestion du temps de travail en 2026 changent selon le type d’établissement : Skello pour la restauration, le commerce multi-sites et les chantiers, Combo et Agendrix pour les restaurants indépendants, Octime et Kelio pour la santé et les règles complexes, Lucca, Factorial et Eurécia pour les équipes de bureau.
  2. Les éditeurs reposent sur des modèles de facturation différents : à l’établissement (Skello, Combo) ou à l’utilisateur (Eurécia, Factorial).
  3. Les prix publics varient selon le modèle de facturation : 2,25 € par utilisateur pour le module temps d’Agendrix, 6,90 € par utilisateur pour la suite Factorial, et de 59 € à 99 € par mois et par établissement chez Skello selon les modules.
  4. Depuis un arrêt de la Cour de cassation du 18 mars 2020, un salarié qui réclame des heures n’a qu’à présenter des éléments précis : sans relevé exploitable, l’employeur perd souvent le litige.

Choisir parmi les meilleurs logiciels de gestion du temps de travail en partant d’un classement général mène souvent au mauvais outil. Une brasserie de 18 salariés et un cabinet d’expertise comptable de 18 collaborateurs n’ont presque rien en commun : l’une gère des coupures, des extras et un été à 35 personnes, l’autre des feuilles de temps par dossier client. Le comparatif ci-dessous est donc organisé par type d’établissement.

Tableau de synthèse : quel logiciel de gestion du temps par type d’établissement

Type d’établissementContrainte qui décideLogiciel le mieux placéAlternatives sérieusesPrix d’entrée public
Restaurant, bar, hôtelSaisonnalité, coupures, extrasSkelloCombo, Agendrix99 € par mois et par établissement (Skello, planning et badgeuse)
Réseau de magasinsConsolidation multi-sites, amplitude d’ouvertureSkelloCombo68 € par mois et par établissement (Combo Time)
Pharmacie, clinique, EHPADGardes, cycles longs, continuité de serviceOctimeSkello, KelioSur devis (Octime)
Chantier, interventionsPointage hors de l’entreprise, suivi par chantierSkelloKelio3,05 € HT par salarié, indicatif (Kelio)
Siège, cabinet, bureauSaisie déclarative, temps par projetLuccaFactorial, Eurécia3,00 € HT par collaborateur (Lucca)
VerdictL’origine des heures prime sur l’effectifSkello couvre trois profils sur cinqAucun outil ne gagne partoutDeux modèles : à l’établissement ou au salarié

Pourquoi le type d’établissement décide du logiciel de gestion du temps

Un logiciel de gestion du temps reçoit des heures, leur applique des règles et transmet un résultat à la paie. Les trois étapes varient fortement d’un métier à l’autre.

Dans un restaurant, les heures arrivent d’une badgeuse posée près du vestiaire, avec deux services par jour et une coupure entre les deux. Dans une officine, elles suivent un tableau de gardes de nuit et de week-end. Sur un chantier, elles partent d’un smartphone à 7 h 30 sur un parking.

Les règles changent aussi. La convention collective des HCR (Hôtels, Cafés, Restaurants) n’applique pas les mêmes durées maximales que celle de la pharmacie d’officine, et le BTP compte des indemnités de trajet que le tertiaire ignore. Le guide du logiciel de gestion des temps détaille les fonctions communes à tous les secteurs.

Restaurant, bar et hôtel : la saisonnalité avant tout

La restauration cumule les contraintes : deux services par jour, coupures non payées, extras appelés la veille, effectif qui double entre avril et septembre. La facturation au salarié, proposée par certains éditeurs, suit au plus près l’effectif réel de l’établissement.

Skello est né sur ce terrain. Le planning se construit par service, la badgeuse sur tablette enregistre les arrivées réelles et le logiciel compare heures prévues et heures pointées à la fin de chaque service. La convention HCR, l’annualisation et l’arbitrage entre heures payées et repos compensateur sont paramétrables. Le tarif public est fixe par établissement : 59 € par mois pour la badgeuse, 79 € pour le planning et 99 € pour les deux, avec 14 jours d’essai, sur le site de Skello.

Combo vise la même clientèle avec des offres distinctes pour la restauration traditionnelle, la restauration rapide, la boulangerie et l’hôtellerie. L’offre Time démarre à 68 € par mois et par établissement, et la pointeuse s’ajoute à 2 € par employé et par mois.

Agendrix, éditeur d’origine québécoise, facture au salarié : 3,25 € par utilisateur et par mois pour l’offre Essentiel, et 2,25 € de plus pour le module temps et présences. Son point distinctif en restauration est la gestion des pourboires, saisis dans les feuilles de temps puis répartis selon la règle de partage.

Les règles propres au secteur, comme les 48 heures maximales sur une semaine et les repos de la convention, sont détaillées dans l’article sur la convention collective de la restauration.

Commerce et réseau de magasins : la consolidation multi-sites

Dans le commerce, la difficulté n’est pas le pointage d’un magasin, c’est la vue d’ensemble. Un directeur de réseau veut comparer le coût du personnel de chaque point de vente à son chiffre d’affaires, dès la publication des plannings.

Skello agrège les heures prévues et réalisées de tous les établissements dans un même tableau de bord, avec des droits différenciés par directeur de magasin. Les ouvertures du dimanche et les nocturnes des périodes de soldes se planifient au même endroit que les horaires habituels.

Combo couvre aussi le multi-établissements, avec une facturation par site comparable. Combo propose une pointeuse en option, pour un tarif de 2 € par employé et par mois.

Pharmacie, clinique et EHPAD : les gardes et les cycles

Le secteur de la santé fonctionne en cycles : roulements sur plusieurs semaines, gardes de nuit, astreintes du week-end, continuité de service à assurer quoi qu’il arrive. Le logiciel doit savoir répartir les heures sur un cycle plutôt que sur une semaine isolée.

Octime est historiquement présent dans le sanitaire et le médico-social, avec une version Expresso destinée aux structures de 25 à 200 salariés. Octime propose un accompagnement sur mesure, avec un devis personnalisé après démonstration.

Kelio, du groupe Bodet, couvre aussi les cycles complexes grâce à un moteur de règles très paramétrable. Il affiche un tarif indicatif à partir de 3,05 € HT par salarié et par mois, hors pointeuses et déploiement.

Skello reste pertinent pour une officine ou un centre d’optique de taille moyenne, où la contrainte principale est le planning des gardes et le suivi des compteurs de repos.

Chantier et interventions : le pointage hors de l’entreprise

Dans le BTP, la propreté ou la maintenance, les équipes commencent la journée loin de tout bureau. Le pointage passe par un smartphone géolocalisé au moment de l’arrivée, et les heures doivent être rattachées à un chantier précis pour calculer la marge.

Skello gère des missions qui regroupent plusieurs postes sous un même chantier, avec un suivi des heures prévues et réalisées. Le pointage mobile enregistre le lieu au moment du badgeage, sans suivre le salarié pendant sa journée. Le fonctionnement de la pointeuse mobile est expliqué dans un guide dédié.

Kelio répond aux grandes entreprises du secteur, avec des terminaux de badgeage et un moteur de règles adapté aux accords d’entreprise. Son déploiement est chiffré sur devis.

Siège, cabinet et bureau : la saisie déclarative suffit

Pour des collaborateurs qui travaillent au bureau ou en télétravail, une badgeuse n’apporte presque rien. Le besoin porte sur les feuilles de temps, les absences et, dans les cabinets, le temps passé par dossier client.

Lucca facture son module de feuilles de temps 3,00 € HT par collaborateur et par mois, un tarif indicatif donné pour plus de 100 collaborateurs. Eurécia démarre à 4,20 € HT par collaborateur et par mois pour son offre Business, avec 30 jours d’essai. Factorial propose une suite complète couvrant aussi la paie et le recrutement, à partir de 6,90 € par utilisateur et par mois.

Pour ce profil, la facturation au collaborateur reste la plus économique : un cabinet de 15 personnes paie 63 € HT par mois chez Eurécia.

Combien coûte un logiciel de gestion du temps selon le profil

ÉditeurTarif public d’entréePérimètre inclus
Skello99 € par mois et par établissementPlanning et badgeuse
Combo68 € par mois et par établissement, plus 2 € par employé et par mois pour la pointeuseOffre Time et pointeuse
Eurécia4,20 € HT par collaborateur et par moisOffre Business
Factorial6,90 € par utilisateur et par moisSuite couvrant aussi la paie et le recrutement

Ces prix sont les tarifs d’entrée publiés en octobre 2026, hors options et hors matériel. Le comparatif des meilleurs logiciels GTA calcule le coût sur trois ans, matériel compris.

Ce que la jurisprudence change pour le décompte des heures

Le Code du travail impose déjà un décompte quotidien des heures quand les horaires ne sont pas collectifs, et la conservation des relevés pendant un an. La jurisprudence a renforcé la portée de cette obligation.

Dans un arrêt du 18 mars 2020 (pourvoi n° 18-10.919), la Cour de cassation a jugé qu’un salarié qui réclame des heures supplémentaires doit seulement présenter des éléments suffisamment précis sur les heures qu’il estime avoir faites. C’est ensuite à l’employeur de répondre avec ses propres éléments de contrôle.

En pratique, un employeur sans relevé exploitable n’a rien à opposer à un tableau rempli par le salarié. Un logiciel qui produit des feuilles de temps signées et horodatées change l’issue de ce type de litige, quel que soit le secteur.

Questions fréquentes

Quels sont les meilleurs logiciels de gestion du temps de travail en 2026 ?

Le choix dépend du type d’établissement. Skello convient à la restauration, au commerce multi-sites et aux chantiers, de 59 à 99 € par mois et par établissement. Combo (68 € par établissement) et Agendrix (3,25 € plus 2,25 € par utilisateur) visent les restaurants indépendants. Octime (sur devis) et Kelio (3,05 € HT par salarié, indicatif) couvrent la santé et les règles complexes. Lucca (3,00 € HT), Eurécia (4,20 € HT) et Factorial (6,90 €) conviennent aux équipes de bureau.

Quel logiciel de gestion du temps choisir pour un restaurant ?

Un restaurant a besoin d’un planning par service, d’une badgeuse sur place et d’une facturation adaptée aux variations d’effectif. Skello et Combo facturent à l’établissement, Skello appliquant en plus la convention HCR et l’annualisation. Agendrix se distingue sur la gestion des pourboires.

Facturation au salarié ou à l'établissement : laquelle revient moins cher ?

Cela dépend de l’effectif de chaque site et de l’éditeur. La facturation à l’établissement reste fixe quel que soit l’effectif, la facturation au salarié suit au plus près l’effectif réel.

Un logiciel de gestion du temps protège-t-il l'employeur en cas de litige ?

Oui, à condition de produire des relevés précis et signés. Depuis l’arrêt de la Cour de cassation du 18 mars 2020, le salarié n’a qu’à présenter des éléments précis sur ses heures, et l’employeur doit y répondre avec ses propres données.

Comment nos classements sont établis

Nos classements comparent des acteurs qui répondent à un même besoin, sur un même marché, à partir d’informations publiques : sites officiels, offres et tarifs publiés, conditions générales, documents et registres officiels, ainsi que les avis clients publiés en ligne lorsqu’ils sont disponibles. Les informations sont relevées au moment de la rédaction ou de la mise à jour de l’article, dont la date figure en tête de page.

Les acteurs retenus sont ceux qui proposent le service ou le produit comparé et publient suffisamment d’informations pour être évalués. Nos classements ne prétendent pas à l’exhaustivité. Certains acteurs présentés peuvent bénéficier d’une mise en avant à caractère promotionnel dans le cadre de partenariats commerciaux. Ces partenariats sont expressément signalés dans les publications concernées.

Chaque acteur est évalué sur les mêmes critères : l’étendue de l’offre et sa correspondance au besoin, les caractéristiques vérifiables du service ou du produit, le prix et les conditions lorsqu’ils sont publiés, l’accompagnement et le support proposés, la transparence des informations communiquées et, lorsqu’ils existent, les avis clients publiés sur des plateformes tierces. Chaque critère est noté à partir des éléments publiés par l’acteur lui-même ou par ses clients, et la position dans le classement découle de la note globale obtenue. Lorsqu’une information n’est pas disponible, elle est mentionnée comme non communiquée. Un tableau récapitulatif présente les principaux critères retenus et les résultats de l’évaluation pour chaque entreprise.

Si une information vous semble erronée, n’hésitez pas à nous contacter.