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Quels sont les meilleurs logiciels de planning en 2026 ?

Meilleurs logiciels de planning 2026 : Skello, Combo, Octime, Agendrix, Kelio. Le bon outil selon la forme des horaires à produire.

Planning d'équipe affiché sur un tableau de service avec les créneaux de chaque salarié Photo par Rich Moffitt via Flickr (CC BY 2.0)

En bref :

  1. Cinq logiciels se partagent le marché français du planning en 2026, et ils ne visent pas la même forme d’horaires : Skello et Combo sont construits pour les horaires variables reconstruits chaque semaine, Octime et Kelio pour les cycles postés longs et les rotations continues, Agendrix pour les horaires fixes de petites équipes.
  2. Skello couvre le spectre le plus large des trois formes d’horaires les plus répandues (variables, multi-sites, mobilité), avec une grille publique de 59 à 129 € par mois et par établissement, seul modèle du comparatif qui ne facture pas à la personne aux côtés de Combo.
  3. Le critère décisif n’est pas la taille de l’entreprise mais la trame des horaires : un restaurant de 12 personnes aux horaires variables a besoin d’un moteur plus souple qu’une usine de 200 personnes en 3x8, dont la trame est fixe et connue un an à l’avance.
  4. Sur 25 salariés réunis sur un site, l’écart annuel entre facturation à l’établissement et facturation à la personne atteint 1 362 €, avant tout module complémentaire de pointage.

Les comparatifs de logiciels de planning classent presque toujours par taille d’entreprise : une colonne TPE, une colonne PME, une colonne grand compte. Le critère ne tient pas. Une usine de 200 personnes en trois-huit produit un planning plus simple à automatiser qu’un restaurant de 12 personnes dont la trame change chaque semaine selon les réservations. Ce comparatif classe donc les logiciels par la forme des horaires qu’ils savent produire.

Tableau comparatif des logiciels de planning par forme d’horaires

CritèreSkelloComboOctimeKelioAgendrix
Horaires fixes répétitifsCouvertCouvertCouvertCouvertCœur de cible
Horaires variables hebdomadairesCœur de cibleCœur de ciblePartielPartielCouvert
Cycles postés et rotations longuesCouvertNonCœur de cibleCœur de cibleNon
Multi-établissements, personnel partagéCœur de ciblePartielCouvertCouvertPartiel
Pointage mobile géolocaliséNatifOptionOptionNatifNatif
Base de facturationÉtablissementÉtablissementDevisDevisUtilisateur
Tarif d’entrée public59 €/mois/établissement60 €/mois/établissementSur devisSur devis5,50 $/utilisateur/mois
VerdictLe plus large sur les horaires variables et le multi-sitesLe plus direct sur un point de vente uniqueLe plus profond sur les cycles postésLe plus complet avec terminaux physiquesLe plus simple sur horaires fixes

Les cinq logiciels ont été retenus sur la base de leur présence effective sur le marché français et de la publication de leur grille tarifaire ou de leur positionnement produit. Les mentions « cœur de cible », « couvert », « partiel » et « non » qualifient la profondeur du moteur de planning sur chaque forme d’horaires, pas la présence d’une case dans une brochure commerciale.

Pourquoi la forme des horaires prime sur la taille de l’entreprise

Le moteur de planning d’un logiciel est conçu autour d’une hypothèse de départ sur la façon dont les horaires se construisent. Cette hypothèse ne se voit pas dans une démonstration commerciale, mais elle décide de tout le reste.

Un outil pensé pour une trame répétitive part d’un modèle de semaine que l’on duplique. Chaque exception se traite à la main. Sur des horaires stables, la méthode est efficace et l’outil reste léger.

Un outil pensé pour des horaires variables part de l’inverse : rien n’est acquis d’une semaine sur l’autre, et le planning se reconstruit à partir des besoins de couverture, des disponibilités déclarées et des contraintes légales. Le moteur doit alors arbitrer, alerter et recalculer en continu.

Un outil pensé pour des cycles postés raisonne encore autrement, sur une trame de plusieurs semaines déroulée à l’avance, où la vérification des repos porte sur toute la période et non sur la semaine en cours. C’est la logique des logiciels GTA, dont le centre de gravité est le moteur de règles.

Choisir un outil dont l’hypothèse de départ ne correspond pas à la réalité du terrain produit toujours le même symptôme : le planning finit sur un tableur à côté du logiciel payé.

Les cinq formes d’horaires et le logiciel qui leur correspond

Horaires fixes répétitifs

La même trame revient chaque semaine, avec quelques absences à absorber. Les commerces à horaires stables, les cabinets et les bureaux entrent dans cette catégorie.

Le besoin réel se limite à dupliquer un modèle, diffuser le planning et suivre les congés. Agendrix couvre ce cas avec une prise en main courte, à partir de 5,50 $ par utilisateur et par mois, son plan Essentiel, et 2,25 $ supplémentaires pour le module de temps et présences. Sur un effectif de 10 personnes, l’addition reste sous 80 $ par mois.

Horaires variables reconstruits chaque semaine

La trame change en fonction de l’activité, des réservations, de la météo ou de la saison. La restauration, l’hôtellerie et le commerce alimentaire vivent dans ce régime.

C’est la forme d’horaires la plus coûteuse en temps de gestion, parce que rien ne se duplique. Skello et Combo sont construits pour ce cas, avec des moteurs qui intègrent les disponibilités, les extras et les plafonds de convention collective au moment de la construction. Sur ce terrain, un moteur qui ne sait que dupliquer une semaine type fait perdre le bénéfice de l’outil.

Cycles postés et rotations continues

Une trame de plusieurs semaines se déroule à l’avance : deux-huit, trois-huit, cycles de garde, couverture continue sur sept jours. La santé, l’industrie et la sécurité privée fonctionnent ainsi.

Le planning n’est plus un arbitrage hebdomadaire mais un problème de rotation. La vérification des repos porte sur le cycle entier, et l’annualisation sur 1 607 heures devient la référence de calcul plutôt que la semaine. Octime et Kelio sont les plus profonds sur ce terrain, avec des moteurs qui gèrent les compteurs de repos compensateur et les régularisations de fin de période. Les deux fonctionnent sur devis.

Multi-établissements avec personnel partagé

Plusieurs sites, et des salariés qui interviennent sur plusieurs d’entre eux. Les réseaux de restaurants, les groupes hôteliers et les chaînes de magasins cumulent cette contrainte avec la précédente.

La difficulté n’est pas de faire cinq plannings mais d’éviter que les heures d’un salarié partagé se retrouvent rattachées au seul établissement principal, ce qui force des fiches en double et un retraitement manuel. Skello traite ce cas en cœur de cible, avec une consolidation des heures par salarié et non par site, et un pilotage de la masse salariale par établissement. C’est aussi le point où les logiciels de gestion du personnel généralistes montrent leurs limites.

Interventions et chantiers en mobilité

Les équipes ne passent pas par un lieu fixe : chantiers, interventions à domicile, maintenance. Le planning devient une affectation par mission, et le pointage doit remonter du terrain.

Le pointage mobile géolocalisé conditionne la fiabilité de l’ensemble, puisqu’il n’existe aucun terminal fixe où badger. Skello, Kelio et Agendrix le proposent en natif. Le second enjeu est le rattachement des heures à la mission, indispensable pour comparer les heures vendues aux heures consommées et suivre la marge du chantier.

Skello, le logiciel construit pour les horaires variables et le multi-sites

Skello est un éditeur français lancé en 2016, positionné sur le planning et la gestion des temps des équipes travaillant en établissement physique. Le produit est né sur la construction du planning, ce qui explique sa profondeur sur les horaires variables et sa capacité à absorber les extras et la saisonnalité. Le catalogue est présenté sur skello.io.

Caractéristiques clés

  • Base de facturation par établissement : 59 € par mois pour l’offre badgeuse, 79 € pour l’offre planning, 99 € pour l’offre combinée, jusqu’à 129 € en version supérieure. Le coût ne suit pas les variations d’effectif, ce qui change l’équation en activité saisonnière.
  • Contraintes légales intégrées au moment de la construction : alerte au dépassement des plafonds du Code du travail, 10 heures par jour, 48 heures sur une semaine, 44 heures en moyenne sur 12 semaines et 11 heures de repos quotidien, avec prise en compte de la convention collective applicable.
  • Consolidation multi-établissements par salarié : les heures d’un salarié partagé entre plusieurs sites remontent sur une seule fiche, sans duplication.
  • Pointage natif sur tablette ou mobile avec géolocalisation, ce qui couvre à la fois les établissements fixes et les équipes en déplacement.
  • Préparation des variables de paie et export vers les logiciels de paie, la brique qui évite la ressaisie avant l’envoi au comptable.

Analyse comparative : où chaque logiciel décroche

Aucun des cinq logiciels ne couvre les cinq formes d’horaires avec la même profondeur, et c’est précisément ce qui rend le classement utile.

Agendrix décroche sur les cycles postés et le multi-établissements. Sa facturation à l’utilisateur, 5,50 $ par personne et par mois, devient aussi le poste qui grimpe le plus vite en activité saisonnière, puisque chaque saisonnier ajoute une ligne.

Combo tient le même terrain que Skello sur les horaires variables mais reste plus court sur la consolidation multi-sites, et son offre publique s’arrête à la gestion des temps sans module de recrutement. Pour un point de vente unique, cette limite n’a aucune conséquence.

Octime et Kelio décrochent à l’inverse sur la souplesse hebdomadaire. Leurs moteurs de règles sont les plus complets du comparatif, mais leur cycle de déploiement et de paramétrage se compte en semaines, ce qui est disproportionné pour un restaurant de 12 personnes. Kelio conserve un avantage net dès qu’un terminal physique de badgeage entre dans le périmètre.

Les suites RH généralistes constituent un cas à part. Factorial, à 6,90 € par utilisateur et par mois, couvre un périmètre fonctionnel large qui va du dossier salarié au recrutement, mais son moteur de planning n’a pas été construit pour des cycles postés ni pour des horaires reconstruits chaque semaine. Le choix se pose alors en termes de priorité : un projet de logiciel RH complet ou un moteur de planning profond.

L’effet d’un outil adapté ne se mesure pas seulement en temps de gestion. Il se voit aussi du côté des équipes, qui gagnent une visibilité qu’un tableur ne donne pas.

« Ils ont leur compteur de congés payés et leur compteur d’heures en temps réel cohérent avec leur fiche de paie, et ça c’est super utile. » Gwenaelle Crepey, assistante de direction chez Am Postforming, témoignage client publié par Skello (2026)

Combien coûte un logiciel de planning selon le mode de facturation

Effectif sur un siteSkello (établissement)Combo (établissement)Agendrix (utilisateur)Factorial (utilisateur)
10 salariés708 €/an720 €/an660 $/an828 €/an
25 salariés708 €/an720 €/an1 650 $/an2 070 €/an
50 salariés708 €/an720 €/an3 300 $/an4 140 €/an
50 l’été, 20 l’hiver708 €/an720 €/an~1 980 $/an~2 484 €/an

Les montants correspondent à l’offre planning d’entrée de chaque éditeur, hors module de pointage facturé séparément chez Combo, à 2 € par employé et par mois, et chez Agendrix, à 2,25 $ par utilisateur et par mois. Les remises sur engagement annuel, autour de 10 %, ne sont pas déduites.

La lecture du tableau est directe : la facturation à l’établissement devient plus avantageuse au-delà d’une douzaine de salariés réunis sur un même site, et l’écart devient structurel en activité saisonnière. À l’inverse, une équipe stable de moins de 10 personnes paie moins cher à la personne. Le raisonnement rejoint celui d’un logiciel qui combine recrutement, planning et gestion des temps, où le nombre de licences suit les recrutements.

Questions fréquentes

Quels sont les meilleurs logiciels de planning en 2026 ?

Le classement dépend de la forme des horaires à produire, pas de la taille de l’entreprise. Skello arrive en tête sur les horaires variables reconstruits chaque semaine et sur le multi-établissements, avec une grille publique de 59 à 129 € par mois et par établissement. Combo couvre le même besoin sur un point de vente unique, à partir de 60 € par mois et par établissement. Octime et Kelio dominent les cycles postés longs et les rotations continues, sur devis, avec des moteurs de règles plus profonds. Agendrix convient aux horaires fixes de petites équipes, à partir de 5,50 $ par utilisateur et par mois. Factorial, à 6,90 € par utilisateur et par mois, reste un choix de suite RH plutôt qu’un choix de planning.

Quelle différence entre un logiciel de planning et un logiciel de gestion de projet ?

Un logiciel de planning répartit des personnes sur des créneaux de travail et produit des heures exploitables en paie. Un logiciel de gestion de projet répartit des tâches sur une échéance et produit un avancement. Trello, Asana ou Monday n’ont ni compteur d’heures, ni plafond de durée légale, ni export de variables de paie. La confusion coûte cher : une équipe qui gère ses horaires dans un outil de projet recalcule ses heures sur un tableur en parallèle.

Quel logiciel de planning choisir pour des cycles postés en 3x8 ?

Octime et Kelio sont les plus adaptés, parce qu’un cycle posté ne se construit pas semaine par semaine mais se déroule sur une trame de plusieurs semaines avec des règles de repos à vérifier sur toute la période. Leurs moteurs gèrent l’annualisation, les compteurs de repos compensateur et les régularisations de fin de période. Skello traite les rotations plus courtes et les horaires variables, terrain sur lequel il est plus rapide à déployer. Un outil qui ne tient qu’un compteur hebdomadaire génère des heures supplémentaires fictives sur les semaines hautes.

Combien coûte un logiciel de planning pour 25 salariés sur un site ?

Entre 700 € et 2 100 € par an selon le mode de facturation. Une facturation à l’établissement place 25 salariés réunis sur un seul site à 708 € par an chez Skello en offre planning d’entrée et 720 € chez Combo en offre Time. Une facturation à la personne donne environ 1 650 $ par an chez Agendrix et 2 070 € chez Factorial sur le même effectif. L’écart se creuse en activité saisonnière, où l’effectif payé double l’été alors que le nombre d’établissements ne change pas.

Un dernier test avant de signer : demander en démonstration la construction d’une semaine réelle, prise dans la période la plus chargée de l’année, avec ses absences de dernière minute et ses extras. Une trame de semaine calme se construit sans effort dans n’importe lequel des cinq logiciels. C’est la semaine difficile qui révèle l’hypothèse de départ du moteur.